6. Libérer la source intérieure

Héritage spirituel de Nicolas Tremblay (4)

Sur notre chemin de sainteté, nous prenons conscience que notre source intérieure de vie et d’amour est plus ou moins encombrée et plus ou moins polluée. Le temps est donc venu de commencer le processus de libération de cette source intérieure. Nous allons la désencombrer afin de pouvoir y puiser librement et boire à notre source intérieure et, aussi, afin que les autres puissent venir se désaltérer ou s’abreuver à notre source de vie et d’amour. Wow !

Récapitulons

On se rappelle que les encombrements de source sont tous les événements notre vie qui n’ont pas été vécus dans l’amour. Donc, pour désencombrer notre source intérieure, nous serons invités à revivre dans l’amour tous ces événements. À porter sur tous les événements de nos vies un regard d’amour. Car l’amour passe, en grande partie, par le regard et c’est pourquoi on dit que « les yeux sont le miroir de l’âme ». Jésus dira les choses autrement : « La lampe du corps, c’est l’œil. Donc, si ton œil est limpide, ton corps tout entier sera dans la lumière » (Mt 6, 23).

Avec tout le parcours que nous avons fait depuis le début de ce partage, vous avez possiblement déjà conscience d’un certain nombre d’événements de vos vies qui encombrent votre source intérieure. Quand vous pensez à ces événements, il se crée un stress intérieur ; parfois j’étouffe, mon cœur se resserre. Vous voyez, on sent, même physiquement, que la source ne circule pas librement. Parfois, c’est en pensant à une personne, montent en moi des sentiments de haine ou de vengeance, Parfois des souvenirs dont j’ai honte, que je voudrais oublier, les envoyer le plus loin possible dans un tombeau intérieur. Parfois ce sont des réactions que je n’aime pas en moi-même. Dans telle ou telle situation, je réagis mal, je ne réagis pas par de l’amour. Et ces réactions reviennent sans cesse chaque fois que se présente une situation semblable. Parfois, ce ne sera pas un événement précis, mais comme un mal-être intérieur, un mal de vivre, un sentiment confus désagréable.

Alors, il faut apprendre à réagir dans la confiance à toutes ces situations, dans l’esprit de la libération intérieure. Première chose, une attitude de reconnaissance. Non pas la reconnaissance pour ces événements, pour ces sentiments, pour ces mauvaises réactions. Mais la reconnaissance pour la prise de conscience. Je prends conscience que quelque chose ne va pas. Et ça, c’est très important. C’est le début de la libération.

Le mouvement global de la libération intérieure

Je vous présente aujourd’hui, brièvement, le mouvement global de la libération, que nous allons explorer ensemble. C’est ce que j’appelle « la respiration de l’âme ». Nous connaissons tous la respiration du corps. J’inspire et j’expire. Et que fait la respiration, l’oxygénation ? Elle nourrit le corps et le purifie. Elle purifie mon corps, à travers le sang, qui vient s’oxygéner. On sait que les reins purifient le sang. Mais la respiration aussi. On inspire de l’oxygène et on expire du gaz carbonique, CO2. On ne donnera pas de cours de biologie.  Mais c’est pour nous aider à comprendre ce qu’est la respiration de l’âme.

Premier mouvement de la respiration de l’âme: inspiration

C’est l’accueil du cœur des événements de ma vie. J’accueille quoi ? Ce que je suis en train de vivre, ce que j’ai vécu dans le passé et qui revient à ma mémoire, et les divers sentiments que cela entraîne.  Je les accueille au niveau du cœur. Très important. Parmi les réflexes qui font obstacle à la libération de la source intérieure, il y a celui de raisonner. J’amène les événements et les sentiments dans ma raison, dans ma tête. Ce n’est pas mauvais en soi mais c’est souvent un obstacle à la libération de la source intérieure.

Pourquoi ? D’abord parce que, rappelons-nous ce que nous vu dans le dernier enseignement, notre source est polluée. Notre manière de comprendre les choses est déjà polluée. Et là on risque de continuer à polluer. Et ce qu’on veut c’est le contraire. Ensuite, parce que, dans notre raison, nous nous faisons une représentation de notre réalité, une représentation des événements, une représentation des sentiments. Et parfois aussi, nous les interprétons.  Donc, dans notre tête, nous ne sommes pas en contact avec la réalité.  C’est par la mémoire du cœur que nous pouvons être le mieux en contact avec notre RÉALITÉ. Et la libération elle se fait dans le RÉEL. Donc, j’accueille du cœur, j’inspire, je me laisse toucher, rejoindre par la réalité concrète et présente de ma vie. Parce que des souvenirs, ce n’est pas du passé. C’est maintenant que je me souviens. Et c’est maintenant que ces souvenirs du passé ont un impact sur ma vie, ma manière de vivre et de réagir. Et souvent même, un impact sur ma santé.

Deuxième mouvement : expiration

J’abandonne tous ces événements, tous ces sentiments, je les laisse aller. Vous voyez tout de suite pourquoi il ne faut pas les amener à notre tête. Dans notre tête on les garde, on les rumine, ça peut tourner des heures dans notre tête. Donc, si jamais c’est monté à votre tête, on les ramène au cœur, et puis on les abandonne. Je les laisse sortir. Je laisse la vie suivre son cours. Je ne vais pas retenir les événements, je ne vais pas les enfouir, je ne vais pas chercher à les oublier, je ne vais pas les envoyer dans un tombeau intérieur. Dans ce mouvement d’accueil et d’abandon, comme dans la respiration du corps, il n’y a rien de brusque, tout se fait en douceur.

Accueillir la vie

Et là, que va-t-il se passer ? J’accueille un événement, je l’abandonne. J’en accueille un autre, je l’abandonne, j’accueille un sentiment, je l’abandonne, j’accueille intérieurement une personne, je l’abandonne… Et dans ce mouvement, bientôt, je vais sentir la vie qui revient, la source de vie. Et là j’en viens, vous voyez, à accueillir la vie elle-même.

Un peu comme si on creusait un puits. Je creuse. J’enlève des roches, j’enlève de la terre, j’enlève de la terre mouillée, j’enlève de la boue, et voilà, ultimement, je puise à l’eau claire du puits.

Un autre exemple. Lorsque je vais faire du vélo. C’est un exercice d’oxygénation. J’ai souvent constaté que, lorsque je fais une heure de vélo mettons, dans la première demi-heure, ce sont mes frustrations qui sortent. Et puis, petit à petit, dans la 2e demi-heure, c’est l’inspiration qui entre. Et lorsque je reviens à la maison, il y a tout un élan de vie en moi.

Conclusion

Chers amis, je vous présente aujourd’hui ce mouvement global de la libération intérieure. Je vous invite à y entrer, à en faire l’expérience. Vous allez voir qu’il faut un certain entraînement. Vous allez voir que, parfois, on n’arrive pas à abandonner certaines choses. On s’accueille là-dedans. Demain est un autre jour.

Et, en parlant de demain, dans le prochain enseignement, nous allons entrer plus profondément dans l’univers de la foi, et de la foi chrétienne. Et nous allons commencer à découvrir comment la venue de Jésus, la connaissance de Jésus, la rencontre avec Jésus ressuscité nous entraîne sur ce chemin de libération intérieure.

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