L’aide médical à mourir : une question, un enjeu.

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Souvent des personnes me demandent ce que l’Église pense de l’aide médical à mourir (AMM).  Cette question déborde largement la foi. C’est un enjeu de morale fondamentale qui concerne tout être humain.  Voici quelques éléments pour alimenter votre réflexion.

Le respect de la vie

L’Église invite au respect de la vie « depuis le premier moment de la conception jusqu’à la mort naturelle ».  Selon le site officiel de santé-canada, l’AMM est définie comme un médecin qui « administre directement une substance qui provoque la mort ».  Et selon vous ? Jusqu’où doit aller le respect de la vie humaine ?

Le sens de la vie

L’Église propose que l’être humain « est créé pour connaître Dieu, l’aimer et le servir sur cette terre, et être heureux avec Lui pendant l’éternité ».  La plupart du temps, les demandes d’AMM surviennent lorsque des personnes ont l’impression que leur vie est devenue inutile.  Et pour vous ? Quel est le sens de la vie humaine ? Qu’est-ce qui donne du sens à votre propre vie actuellement ?

L’éthique médicale

Suite à une large consultation en 2019, l’Association Médicale Mondiale « réitère sa ferme adhésion au principe d’éthique médicale du respect absolu de la vie humaine. C’est la raison pour laquelle elle s’oppose résolument à l’euthanasie et au suicide médicalement assisté. » Selon vous, comment le fait de permettre à un médecin d’administrer une substance qui provoque directement la mort peut-elle prendre place à l’intérieur de l’éthique médicale ?

Les soins palliatifs

Contrairement à l’AMM, les soins palliatifs sont orientés vers l’accompagnement de la vie. L’OMS décrit les soins palliatifs : « Approche pour améliorer la qualité de vie des patients et de leur famille qui sont confrontés à des problèmes liés à des maladies potentiellement mortelles. Ils préviennent et soulagent les souffrances grâce à la reconnaissance précoce, l’évaluation correcte et le traitement de la douleur et des autres problèmes » Selon vous, comment les soins palliatifs peuvent-ils aider les personnes malades et leurs familles à bien vivre jusqu’au bout les derniers moments de la vie qui sont si importants ?

« Aide amical à vivre »

Et au-delà de cette réflexion, nous sommes tous invités à soutenir les personnes dont la vie devient lourde à supporter.  Comme le dit Alessandro Baricco, « mourir moins et mourir mieux ne signifie pas vivre plus et vivre mieux ». Aidons-nous les uns les autres à vivre mieux par le soutien d’une authentique amitié chrétienne.

 

Je vous aime et vous bénis.

Nicolas Tremblay, prêtre du Seigneur.

 

3 réponses

  1. Comment donner espérance à quelqu’un dans la souffrance? Comment lui enseigner la valeur de celle-ci dans une société où l’on cherche maintenant à la supprimer? Je constate dans mon entourage une adhésion populaire à l’AMM et semble de moins en moins questionnable…

    1. Merci Guillaume pour tes questions pertinentes. Cette question du sens de la souffrance humaine traverse toutes les époques. Chaque époque y apporte sa manière de répondre. Comme disciples du Christ, nous sommes invités à apporter notre humble contribution à cette recherche, à la fois par la réflexion, par le dialogue et par l’action. Combien de disciples du Christ se sont sanctifiés en se faisant proche des personnes souffrantes. Choisir la vie est déjà un bon point de départ.

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