François d’Assise, le pauvre qui chante

The beautiful fresco painted by Giotto depicting Saint Francis talking to birds inside the Basilica Superiore di San Francesco (Upper Basilica of Saint Francis), in the medieval heart of Assisi, in Umbria. Giotto painted a series of great frescoes along the walls of the single nave of the Basilica between 1292 and 1305, depicting the Stories of St. Francis, from his vocation to his death. Built in the Italian Gothic style starting from 1228 and completed in 1253, the Basilica preserves the mortal remains of the Saint of the Poor since 1230. The construction of the Basilica consists of a Lower Basilica and an Upper Basilica, perfectly integrated. Over the centuries Assisi and the spirituality of its sacred places have become a symbol of peace, a point of reference for tolerance and solidarity between peoples and between the different confessions of the world. The Umbria region, considered the green lung of Italy for its wooded mountains, is characterized by a perfect integration between nature and the presence of man, in a context of environmental sustainability and healthy life. In addition to its immense artistic and historical heritage, Umbria is famous for its food and wine production and for the high quality of the olive oil produced in these lands. Since 2000 the Basilica and other Franciscan sites of Assisi have been declared a World Heritage Site by UNESCO. Image in high definition format.

Nous soulignons cette année le 800e anniversaire de la mort de saint François d’Assise. Celui-ci a laissé un héritage impérissable. À cette occasion, je propose à votre méditation cet extrait du livre « François d’Assise. Le retour à l’Évangile », Éloi Leclerc, pages 101-102.

 

Si le retour de François à l’Évangile, loin d’être étranger aux préoccupations de son temps, les rejoint et les assume, il ne s’inspire pas cependant d’une volonté réfléchie de réforme. De là sans doute cette clarté de source qui lui est propre. « Un vouloir particulier et réfléchi, remarque le P. Lippert, a presque toujours pour conséquence de troubler la vie, de la rendre moins pure. La volonté d’arriver coûte que coûte, de réformer, de protester, de combattre qui que ce soit, cette volonté est rarement exempte d’égoïsme et d’amour-propre, de violence et de dureté de cœur; voilà pourquoi elle affaiblit et salit la vie pour laquelle elle prétend lutter. Là au contraire où la vie véritable et jaillissante peut rester pleinement elle-même, où elle peut affirmer, construire, bénir et donner, elle jouit d’une incroyable liberté… »

Ceci nous amène à nous poser la question: « Quel est donc le ressort caché de la démarche évangélique de François? Qu’est-ce qui lui donne cette liberté, cette légèreté et, pour tout dire, cette allégresse? » Le romancier Émile Zola disait qu’« il n’y a que deux voies pour l’écrivain: la satire et le cantique ». Cela est vrai aussi de celui qui prétend revenir à l’Évangile. Sa démarche peut être celle du pamphlétaire qui dénonce et discrédite l’Église « établie », au nom de la pureté retrouvée, ou bien celle du poète qui célèbre une expérience d’émerveillement. Cette deuxième voie fut celle de François d’Assise. La grâce particulière du Poverello n’est pas d’avoir retrouvé l’Évangile de la pauvreté – d’autres l’ont fait à son époque – mais c’est de l’avoir retrouvé en même temps que l’Évangile du cantique et de l’action de grâce. Chez lui, l’Évangile de la pauvreté est aussi celui du cantique. François est un pauvre qui chante.

 

Nous aussi, laissons chanter la vie qui nous habite, qu’elle jaillisse en nous librement, comme une source.  Partageons entre nous ce qui nous fait vivre.

Je vous aime et vous bénis.

Nicolas Tremblay, prêtre du Seigneur.

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