Un 3e défi : prendre soin.

premiers vendredis du mois

Lors du lancement pastoral et missionnaire paroissial du 30 août 2025, nous avons abordé un 3e défi : prendre soin. Ce défi avait été lancé déjà lors de la relance pastorale du 2 février 2025.

La situation actuelle : Voyant cela

Plusieurs chrétiens vivent la solitude, la maladie et le manque de ressource.  Dans la paroisse Ste-Anne, il n’y a pas de service organisé pour porter la communion, visiter les malades, répondre à des demandes d’aide quelconque. VOYANT CELA, comment pouvons-nous, comme communauté chrétienne, nous faire davantage proche des paroissiens qui vivent de telles situations et mieux coordonner ces services ?

Quelques réactions

L’équipe qui a réfléchi sur ce défi était composée de : Carole Paquin, Normand Loiseau et Richard Laporte. Ils ont d’abord fait référence à une expérience qui se vit déjà à travers l’accueil aux messes du dimanche à St-Ambroise. Pour intéresser toute la communauté, il serait bien d’informer et d’inviter à prier. La situation actuelle nous invite à ne pas avoir peur d’ouvrir des chemins nouveaux pour prendre soin de nos gens. Et, pour avancer sur ce chemin, il serait bon de nommer une personne responsable de ce secteur d’activité.

Dilexi te

Pour aller plus loin, je vous propose quelques éléments de la réflexion du pape Léon dans l’introduction de son texte : « Dilexi te. Je j’ai aimé ».

La déclaration d’amour de l’Apocalypse renvoie au mystère inépuisable que le Pape François a approfondi dans l’encyclique Dilexit nos sur l’amour divin et humain du Cœur du Christ. Nous y admirons la manière dont Jésus s’est identifié “avec les plus petits de la société” et comment, par son amour donné jusqu’à la fin, il a révélé la dignité de tous les êtres humains, surtout lorsqu’« ils sont plus faibles, plus misérables et plus souffrants ». Contempler l’amour du Christ « nous aide à être plus attentifs aux souffrances et aux besoins des autres, nous rend assez forts pour participer à son œuvre de libération en tant qu’instruments de diffusion de son amour ». 

C’est pourquoi dans les derniers mois de sa vie le Pape François prépara une Exhortation apostolique sur l’attention de l’Église envers les pauvres et avec les pauvres, imaginant que le Christ s’adresse à chacun d’eux en leur disant : tu as peu de force, peu de pouvoir, mais « moi, je t’ai aimé » ( Ap 3, 9). Ayant reçu en héritage ce projet, je suis heureux de le faire mien et de le proposer au début de mon Pontificat, partageant ainsi le désir de mon bien-aimé Prédécesseur que tous les chrétiens puissent percevoir le lien fort qui existe entre l’amour du Christ et son appel à nous faire proches des pauvres. En effet, je pense moi aussi qu’il est nécessaire d’insister sur ce chemin de sanctification, parce que dans « cet appel à le reconnaître dans les pauvres et les souffrants, se révèle le cœur même du Christ, ses sentiments et ses choix les plus profonds, auxquels tout saint essaie de se conformer ».  Et en même temps, ces paroles du Seigneur nous reviennent à l’esprit : « Dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25, 40). Nous ne sommes pas dans le domaine de la bienfaisance, mais dans celui de la Révélation : le contact avec ceux qui n’ont ni pouvoir ni grandeur est une manière fondamentale de rencontrer le Seigneur de l’histoire.

Méditant ces quelques mots, aidons-nous à prendre soin les uns des autres.

Je vous aime et vous bénis, ainsi que vos familles.

Nicolas Tremblay, prêtre du Seigneur.

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